fév
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Dans la grande maison, régnait surtout une atmosphère glauque et angoissante.
(C’est surtout là que Bean a compris qu’elle avait aussi ses propres névroses, cela dit).
Elle était mi-endormie, mi-consciente de son environnement. Elle voyait du coin de l’œil la grande descente d’escalier, aussi grande et imposante que la chute impériale de l’escalier du Titanic. (Bonjour les références).
Allongée dans le salon, elle se savait parfaitement en sécurité, dans son heaume sweet home. (Bean et ses œillères, grande histoire d’amour).
Pourtant elle visualisait tout à fait l’étage du dessous, l’étage angoissant, où elle était incapable d’aller, auquel menait l’escalier. L’étage du dessous qui n’était plus du tout sa grande maison.
Elle visualisait parfaitement la table. L’environnement aseptisé. Le cadavre du noyé fraichement repêché du matin, sa peau flottante qui partait en lambeaux, sa couleur verdâtre, son aspect mollasson, son jus qui s’échappait, son odeur pestilentielle et surtout les bruits qui ne cessaient plus d’en sortir.
Bean était chez elle, et à l’étage en dessous, un bureau médico-légale machin chouette.
Vide.
Enfin avec juste un mort noyé sans peau qui sent mauvais.
Et la névrose de Bean avec les gens morts.
(Plus jamais de jus de clémentine avant le dodo, tu m’entends ?) (Plus jamais).
Et Bean s’est réveillé à 4h, et s’est accrochée fort à son téléphone qu’est jamais loin.
Grou