déc
23
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Ça gratte. Ça gratte, ça pique et ça regratte.
(Le coude hein).
Hier soir j’étais dans mon lit à regarder mes moulures du plafond, et je pensais à mon bras pourri à l’intérieur du plâtre. Je visualisais parfaitement les endroits qui me démangeaient, à l’intérieur et juste au dessus du coude, et puis sur l’avant-bras.
Instinctivement, je gratte le plâtre. « KRAAAT-KRAAAT ». C’est NUL.
J’avais envie de me mettre debout sur le lit d’un seul bond, de sauter frénétiquement dessus, de profiter d’une des ondes vaguantes pour saisir de la main droite le bout du plâtre gauche, de le retirer d’un mouvement propre, idéal et presque féérique, et de casser cette grosse merde à environ 20 reprises sur le coin du bureau avec la tablette en verre. Et de me gratter, me gratter enfin en RIGOLANT fort et jusqu’au bout de la nuit.
(Mais en fait non).
(KRAAAT-KRAAAT).
(Tu peux te marrer tiens, toi tu peux te gratter tout ce que tu veux).
(J’ai envie de glisser la branche de ma paire de lunettes « OÙ ON SAIT »).
(Tu crois que c’est ça, la magie de Noël ?)
Grou