avr
5
avr
5
Pas si simple.
C’est l’histoire qui mit en scène la fille du Nord, là où les gens eurent des stalactites au nez, et où ils se cassèrent tout le temps des os.
La fille eut une maladie d’amour un jour.
Jusqu’alors, elle fut complètement immunisée, un peu comme les virus qu’on s’inocula volontairement, ses rencontres amoureuses la convainquit que ces choses-là, ne se partagèrent pas avec n’importe qui. Mais tout basculi ce jour-là, d’une rencontre plus que farfelue.
Le garçon, fut pour le moins l’un des seuls ayant un réel impact sur les actes de la bien jolie jeune femme. Effet boule de neige (snowballs) aidant, plus les jours passèrent, plus elle essaya de faire en sorte d’être le moins pénible du monde, selon elle.
Ce fut ça, le bonheur d’un instant inoubliable vacancier.
Et puis la dégringolade dégringola, des moments noirs dans son monde à Elle, des moments noirs dans son monde à Lui, mais l’impossibilité de s’en parler vraiment l’un l’autre, une barrière posée alors qu’elle voulu être toute entière dans sa vie, un peu comme une chaussette noire, pour uniformiser et parfaire le complet.
L’impression qu’elle eut, c’est qu’un chemin parallèle s’ouvrit, et qu’ils marchaient l’un près de l’autre, sans n’être plus vraiment ensemble. Elle put parler de tout, mais chaque conversation sur leur relation parut houleuse. Perdue, Elle fit un truc.
Dans le doute, mais sachant que ses paniques l’angoissait Lui tout autant, elle prit l’Ordonnance et ingéra la précieuse médecine angoissante-désangoissante, 3 semaines durant et jusqu’alors. Le bien fournit fut appréciable et apprécié, bien que médical. Le problème initial lié à la médecine, fut posé pour plus tard. Ce jour là, ne plus sentir la boule électrique d’angoisse fut un luxe ponctuel, qui ne reviendra peut-être plus (va savoir)(va pas savoir).
Les raisons de ses angoisses furent diverses, et variées. L’une d’entre elle fut celle qu’elle Lui retransmit. Avoir cette angoisse qui lui était propre était une chose, mais ne plus savoir s’exprimer sans l’angoisser Lui, lui fut insupportable.
Eurêka, depuis lors, moins d’angoisse, des rechutes, mais gérables. Elle essaya de garder le silence de peur que cette accalmie ne fut pas de longue durée.
Mais elle craqua un samedi soir de fête et vit le lundi une rechute.
Ses envies de chaleur dans son lit, de barbe qui La pique, d’haleine fétide le matin, de servir un thé n’importe quand, et de cuisiner eurent raison d’Elle plus d’une fois, mais cette fois-ci c’était une autre histoire. La peur de ne plus pouvoir discuter sans compter uniquement sur des bêtises pour faire rire. Ne plus être un robot-guignol. Ne plus pouvoir discuter sans angoisser son meilleur ami, lui fut le pire des problèmes. Et pourtant à défaut de présence physique, Elle eut besoin de plus de mots, et de moins de maux. Elle se posa cependant plus d’une fois la question de savoir ce dont il eut réellement besoin, Lui.
Durant des années, Elle fut séduite.
Mais au contraire de Lui, à qui Elle ressembla énormément, Elle ne crut pas à ces amours évidents de suite. Pour une fois dans Sa vie, Elle flippit.
nov
16
Ohlala VITE dépêche toi, tu vas être en retard au travail. (Binou).
Je me disais, sirotant mon café (je peux être en retard de 99%, jamais je jetterai aux oubliettes ce temps où le matin, au réveil je me sers UN BON CAFÉ GRINGO), que quand même, c’était rigolo mon addiction pour certains mots.
Depuis petite, des mots me font rire. Ma soeur passera certainement par là pour vous parler de mots qui me faisaient glousser, telle une pintade (jeune) fermière que j’étais. (Je rappelle que j’ai grandi à la campagne) (le nez levé dans le courant d’air frais mélangé au purin et au son du cochon qu’on égorge dans le fond du village) (ça c’est arrivé une fois je pense, mais je l’ai retenu, va savoir pourquoi).
1/ Truite.
Truite me fait rire. Pas le poisson (Ô non), le poisson n’a rien de drôle, et tandis qu’il y a quelques mois je devais m’aventurer dans une rivière à 2 degrés pour faire une photo, j’appréhendais plus la truite que la température de l’eau. (L’histoire nous dira bien plus tard que les points importants se seraient certainement interchangés dès le pied dans l’eau, mais disons que l’histoire est déjà bien assez longue comme ça). Le truite et ses dents ne sont pas drôles. Pourtant « Truite » me fait rigoler. Bien.
2/ Saucisse.
J’aime bien ça moi, les saucisses. Ça a bon gout. Des fois j’ai des envies de saucisses fulgurantes. Cela dit, le mot saucisse, que je loue vraiment beaucoup, me fait tellement rire que truite a perdu sa place originelle. C’est dire.
3/ Mon mignon.
Il m’est arrivé d’appeler une ou deux personnes comme ça, dont ma vieille chatte. Rituel bizarre, Mimi miaulant lors de mes arrivées, je la prends et je lui parle. « Bonjour Mon petit garçon, tu as pensé à moi ? TU AS PENSÉ À MOI MON MIGNON ? ». Sinon j’ai appelé une fois comme ça un grand barbu, bizarrement, l’ambiance n’a pas été la même.
On ne va pas faire de fin à cette note, je file déjà sous la table basse.
sept
27
Toi.
Je passais donc un week end super, jusqu’au moment où on m’a parlé d’un -encore plus- nouveau site pour communiquer sur ses photos.
Après le flickR, le feu tumblr, twitpic et toutes les solutions pour accrocher ses photos sur l’Internet Français et les autres Internets, toutes ses solutions auxquelles je n’ai pas répondu présente, de peur de trop me disperser, ce qui est, il faut l’admettre, mon défaut le plus flagrant (ça et celui d’avoir la même voix qu’un politicien Français).
Oui mais voilà.
Je l’ai quand même fait, le 500px.com. Ah ça oui je l’ai fait. Et disons que simplement, ce compte rangera les portraits des copinous, et le tien aussi peut-être, si tu me demandes de te capturer en fait, parce que sinon je ne peux pas (i.e. « l’accrocher »).
Et disons alors aussi que le flickR ne sera alors plus que chats et Bean, et puis Grmbl il sera un peu plus « toutes catégories ».
Faisons comme ça.
(Et si tu râles, j’ouvre un Instagram dynamique d’iPhone).

juil
4
Figure-toi qu’aujourd’hui, je suis en jean’s dans le lit, à manger des cookies (les miettes vont tellement me gratter toute la nuit) (c’est franchement une mauvaise nouvelle) (je suis capable de passer ma journée à grignoter mes cookies dans le lit et d’aller dormir cette nuit sur le canapé).
La télé du salon fonctionne, mais ça ne m’empêche pas d’écouter un album Pop.
J’ai UN PEU de mal avec cette semaine qui commence. À partir de ce soir, c’est le rendez-vous de la merde à la petite maison, Mia se casse pour un mois, l’opération vendredi, 25 millions de rendez-vous d’ici vendredi.
La seule question qui me taraude, tandis que je suis actuellement entre deux missions de boulot, c’est de savoir si l’arrêt brutal des réveils de 7h en me léchant les trous de nez par Mia vont me manquer ou pas.
Je suis fortiche en gestion de priorités.
juil
2
Previously en décembre 17th, je me vautrais comme il se doit au coin de ma rue en rentrant du travail. Moche histoire, comme tu le dis, mais il y a eu pire.
On m’a prescrit 3 semaines de plâtre, et bien sûr il y a eu une erreur (médicale) (BEN SI C’EST ÇA), et au moment même où je dois retirer le plâtre on m’annonce qu’ils préfèrent opérer. C’est peut-être pour les quotas, je sais pas moi.
On m’opère donc et on m’insère 3 BROCHES et UN FIL BARBELÉ autour de l’olécâne.
Le lendemain de l’opération, comme si, COMME SI JE VOULAIS DIRE QUELQUE CHOSE EN SOUS JASCENCE, je tombe en malaise vagal et hop, la tête contre une poubelle et 3 points de sutures sur la tête.
(Si tu veux, j’aime bien faire des petits flash story, tellement c’est juste ridicule).
Dans une semaine en 6 (vendredi), on recommence TOUT sauf qu’on fait TOUT le contraire. J’entends qu’on me retire le matériel. Et bloc, et fesses à l’air et anesthésie, évidement.
L’autre fois, je disais sur twitter que j’avais envie d’ouvrir un genre de challenge, un genre de fil rouge, pour voir un peu si je recommence du malaise vagal.
Comme ce serait drôle, surtout que je pars en avion en vacances derrière, ce serait pour bien faire peur à tout le monde.
J’ai tellement envie vite de partir en vacances, et tellement pas envie du tout d’aller à l’hôpital et tellement envie finalement de plus les avoir, ces broches.
On va bien rigoler si je tombe en malai… BOUM.
juin
8
Rappel : il a ceci d’intéressant, qu’il consiste en ce que je te montre les photos récentes, un peu « clefs » de mes derniers jours dans l’iPhone (sinon ça va pas).
« Clefs en quoi ? » ça, nous ne le saurons jamais.
Dedans, il y a un chat, des pitoux neufs, un canard et une truite, et encore la truite aux Transphotographiques de l’Hospice Comtesse, notamment, et puis aussi un machin bizarre que j’ai pris à Lille (un genre de rue).
juin
1
Ah ah, on a bien ri quand j’ai attendu plus de 10 jours sans rien t’écrire, hein !
Je me disais qu’il faudrait surement revenir avec un sujet qui marque fort, vois-tu. Pas le chat (hihi) ni le coude, je pense que là on est bien au top de l’actualité sur ces sujets.
L’Amour ? (Là, LÀ j’y vais fort).
Comme le disait mon maître à penser : « Si comme quand je m’a fait violé » A. Dupontel.
(Il parlait de la reproduction mais finalement ça marche aussi comme ça).
Alors, qu’est-ce que je vais bien pouvoir te dire là-dessus moi.
L’amour, ce n’est pas qu’une histoire de goût. C’est pas comme Roland Garros, je veux dire. Encore que je ne sache pas trop ce qui m’arrive, pas regardé un seul match cette saison, alors que suis du genre à faire tout le contraire depuis environ 1000 ans.
Un jour j’ai eu une conversation très intéressante sur l’amour avec un blogueur/écrivain (COUCOU TOI). Partant sur la base que l’amour ne dure que 3 ans (déjà, la tristesse du truc*) (j’ai pas dit que j’adhérais au concept), que faisons-nous du concept d’atomes crochus ? Il parait que c’est une histoire de physique/chimie. Quand la dame a des atomes rondouillards, seuls les messieurs ayant des atomes rondouillards arriveront à se la faire.
Genre. Tu m’as compris.
Le mec avec des atomes en triangle, il peut se rhabiller. La dame elle ne l’aimera JAMAIS.
Là où je me perds, c’est après les 3 ans. Pourquoi ça ne marche plus ?
J’ai perdu la fin de l’histoire, mais j’aime pas les fins d’histoires, tu peux m’exposer ton point de vue moi je file à l’APPLE STORE.
* Note cependant que je le pense ça (que c’est triste), et TOUT LE CONTRAIRE aussi, à savoir que ce n’est pas si triste. Que c’est même fun d’avoir des passions multiples. D’où la complexité de l’affaire.
mai
4
Écrire un truc drôle. Écrire un truc drôle. Franchement tu en as de bonnes.
(Sache qu’il y a quelques petites années, je t’aurais raconté l’histoire des deux putes dans l’ascenseur, mais nous n’en sommes plus là). (Oh non). (Nous sommes toutes des femmes de 28 ans maintenant).
Ce week end, à défaut de muguet (tiens toi bien, ça va être très drôle) (la tradition du muguet me saoule à peu près autant que celle du Follow Friday de Twitter), je me suis offert des Pavots d’Islande.
Pourquoi ? Quel message je cherche à transmettre avec cet achat de fleurs rouge-orangées (« corail » dirait la citadine de 28 ans cachée en toi) ? Le pavot d’Islande a t-il des propriétés dingue de dingues ?
Et bien je réponds oui.
Outre le fait que le Pavot d’Islande ait jadis fait l’objet de la constitution de l’Opium (Ah tiens, on peut lire que l’Opium était utilisé pour traiter la diarhée, c’est pas bien méchant, donc), c’est joli et je trouve que ça ressemble drôlement au petit coquelicot du bord de route. La petite cour de la petite maison ressemble à un bord de Nationale. (Surtout que depuis qu’on m’a changé mes waters, le vieux water rose repose nonchalamment sur la terrasse, je pense sérieusement à customiser tout ça en pot de fleurs, oh que oui). (Si tu me retiens pas JE LE FAIS, je te préviens).
Que ne ferai-je pour soulager le tout venant qui se prendrait d’angoisse à la petite maison.
La tête de force dans le pot de fleurs. La tête dans les toilettes.
(Moi je trouve que pour du 9H54, je suis très drôle).
Billet sponsorisé pas l’amicale des nains cul-nus du parti centriste Lillois.
avr
23
Au même titre que la Dame Blanche (de l’autoroute) ou l’Unijambiste (de la forêt), il y a, à Lille, une légende fantasmagorique du Pont qui mène les badauds à traverser le canal de la Deule.

La légende dit qu’elle apparait les soirs calmes pour mener les jeunes roux à aller dans les coins qui craignent pour que le tueur de la Deule (celui qui n’existe pas vraiment) les tuent. Comme un genre de partenariat. Un genre de binôme.
Il parait (à ce qu’il parait) qu’elle est vêtue d’une paire de jean’s reboulée, de talons compensés et de Ray bounz. Elle-même aurait perdue la vie sur le pont, suite à une foulure de cheville due aux compensées, et hop, par delà la rambarde. (Quand on vous dit, que c’est dangereux).
Et pour ceux qui captent le truc, et qui rebroussent chemin devant LA PEUR, elle leur mange leurs orteils.

On s’amuse bien, avec un pied téléscopique.
Crédit Photo : Jean, et son pied.
avr
11
(Où alors est-ce dans le monde d’Alice, que c’est merveilleux ?) (Je ne sais plus bien, je suis confuse). (Parce que tu ne connais pas LA DERNIÈRE).
Une triplette de copains m’a amenée chez Disney alors que je n’y avais jamais mis un pied. De ma vie, j’entends.
Tu sais comment c’est la vie. Tu dis des choses bêtes (« Ah jamais je ne me marierais ») (« Jamais je n’aurais d’enfant ») (« moi, passer des vacances en camping en Charentes Maritimes ? TU RÊVES ») et puis juste avant la trentaine tu te retrouves sur la chaise longue en tissu bleu à regarder ton gamin te lancer un regard accusateur parce qu’il aime pas ça, lui, le camping. Il veut aller chez Disney, genre.
Tout cela n’a rien à voir avec moi, et c’est fort heureux. Je n’avais jamais rien dit sur Disney de méchant jusqu’alors, bien au contraire. Moi et mon prénom de dessin animé avions prévu plus d’une fois d’y aller, et puis « oui mais non » et puis finalement ça ne m’a jamais manqué, puisque je n’y suis jamais allée.
Au niveau attractions à sensations, j’ai autant d’expérience que dans les jeux vidéos. C’est à dire, si tu me suis bien, que je suis finalement proche du zéro pointé. Je ne suis pas du genre à glisser (attention les coudes) ni à avoir la tête à l’envers. Oh comme je sais que je te surprends, petit bonhomme, mais c’est ainsi. Bean et droite et raide comme la justice.
Pourtant, mes genoux qui tremblaient et moi au sortir de la Tour Infernale n’avions qu’une seule idée en tête : « comment esquiver une fin de journée à 10h32 en restant d’une dignité implacable ? »
Dans cette Tour, j’ai laissé mon coeur en l’air, une larme perdue, ma dignité, mon amour propre, et j’ai laissé l’emprunte de mes doigts dans un bras et une cuisse de l’une des Triplette.
Évidement, je n’ai écouté que mon courage (et aussi parce qu’on m’a mis des baffes), et j’ai continué le grand chelem. L’Aérosmith, Space Mountain, Némo, Indiana Jones, Zigzag, et autres bidules sensationnels.
La journée magnifique et le temps de file riquiqui aidant, nous avons donc parcouru le Disney Trash assez rapidement, ce qui nous a permis d’en faire quelques uns plusieurs fois. Il apparait donc que je sois angoissée de la sensation, mais que j’aime ça.
Belle surprise.
Sauf que j’ai eu un truc bizarre. Qu’en plein looping (et je l’ai fait à chaque fois) j’ai imaginé l’harnachement se détacher. Tu vas me dire que c’est peut-être en rapport avec l’une des Triplette qui me faisait le bilan annuel des morts d’attractions de Disney, ou peut-être pas.
En tous cas, j’ai le mollet droit plein de bleus, ainsi qu’un point ecchymosé au niveau de chaque épaule, que j’ai des courbatures partout dans les jambes, et que je ne suis plus très franche des cervicales. (Le coude n’a rien).
J’ai adoré cette journée :)
mar
26
…me taraude, et est soulevée par Jean, ce Roux, qui me prend de manière habituelle et redondante en photographie (et vice versa).
Avec Jean (le Roux), on a eu nos reflex un peu en même temps. Du coup on découvre des choses ensemble. On apprend la vie avec des appareils photos.
La dernière fois, il voulait me voir pour me présenter son nouveau jouet (et me rendre jalouse) (ça a marché mais tu le dis pas), son filtre à étoiles. Évidement, j’ai remué Ciel et Terre, et il se trouve qu’une gentille personne a tenu à me l’offrir. (COUCOU gentille personne). Seulement le bidule est chinois et met un temps considérable à arriver à la petite maison. J’ai tellement hâte que je tourne-tourne en rond sans plus jamais m’arrêter.
Depuis, j’ai rendu Jean jaloux comme c’est pas permis avec cet objectif de FOU DE DIEU, le super 10-20. J’aime bien ça moi, les grands angles. J’en veux pour preuve qu’il soit toujours accroché au boitier (depuis presque un mois, donc).
La question du week end donc, concerne le petit shooting à étoiles. Moi, bête comme chou, je mets celle qui me parle le plus (à gauche). Celle où Jean m’a tiré (les traits) de partout, où j’ai l’air d’avoir 17 ans et d’être la soeur de Pénélope Cruz.
Mais, Jean me dit que la bleue (à droite), celle où je me prends un éclair de l’espace droit dans l’oeil, et où j’ai un air plutôt con, est mieux.
J’en appelle à ton bon gout. Il faut que tu me dises. Parce que je doute. Tu penches de quel côté toi ? (Ça joue sur le prochain (ou pas) avatar du réseau social).
mar
11
Si tu préfères, comme je m’amuse à faire comme si cette sale histoire me faisait rire, il ne faudrait quand même pas que je passe à côté de ce que mon corps me dit.
« J’en ai à peu près rien à foutre, de tes broches BINOU. Tu me jettes ça de suite », je crois que c’est ça, la bonne traduction du fait que ce con de corps fasse bouger les broches.
Il y a quelques jours donc, ça brulait et ça piquait, et ça pinçait, et tout était affreux. La bonne surprise c’est que je vois les broches saillir de plus en plus sous la peau.
(Au cas où tu te poses la question : SI, je me rends compte que ce que je dis n’intéresse que moi, mais si tu veux, je lâche un peu les démons, là).
Je me fais donc faire un bilan complet de Radiologie du Coude.
Vise un peu.


Donc là on voit qu’il me reste bien deux broches (une géante, et un bébé broche) ainsi qu’un fil de fer, une canne et un trombonne*.
(Ce bazar qu’ils m’ont mis là-dedans, je suis au bord du remalaise vagal, QUE L’ON M’APPORTE UNE POUBELLE).
Je préfère ne pas me dire que j’ai vachement grossi des os depuis le drame, faisons donc comme si ne nous voyions rien. Par contre j’ai le Radius qu’a une forme cheuloue. On en apprend tous les jours.
La traduction de la radio est la suivante (faite par le beau radiologue, donc) : « Il s’avère que si les broches bougeaient gravement, ça laisserait une trace plus sombre dans votre os sur la radio, là où elle était avant. Or là, nous ne voyons rien. Il est possible que vous ayez eu un hématome gonflé d’eau au niveau du coude, qui faisait que vous sentiez moins l’arrondi de la broche. Ou pas (comme je n’ai pas les radios antérieures, j’ai un peu plus de mal pour l’interpretation). Rien de dramatique, donc, mais je reconnais que ça ne doit pas être très confortable. »
Aujourd’hui, ça fait deux mois pile depuis l’opération, si tous les mois j’ai une bonne surprise comme ça, dans 4 mois il va y avoir un vrai drame. Et aujourd’hui, pour la première fois, le médecin m’a parlé anti-dépresseur.
Par contre, je sens la broche pénible, mais je n’ai pas si mal, je te rassure. Sauf que si j’en reprends un à me dire une blague et à shooter dans le bras pour la souligner, je lui arrache les yeux, et je les mange, de rage.
J’écoute les histoires drôles, de loin.
Pouet.
* On remercie les gens des réseaux sociaux pour le prêt de n’importe quoi, visant à décrire le matériel médical de l’intérieur du coude.
mar
7
(Si tu crois pas que ça va être la semaine de l’humour, rapport à cette petite chatte que j’ai récupéré la semaine dernière, c’est bien mal me connaitre).
Disons que ma chatte a une bonne dizaine d’années, âge approximatif, rapport qu’on ne sait plus bien son année de naissance. Mais en âge humain, on peut dire que j’ai une vieille chatte. Évidement. (Facile celle-ci, mais néanmoins TRÈS DRÔLE).

De fait, ma chatte a le poil hirsute dont quelques uns de blancs. « Poivre et sel », j’aurais même tendance à dire. Elle a une petite queue-queue toute fine, ce qui lui donne un genre. Genre furtive. Genre rapide comme la vitesse d’un cheval au galop poussé par le mistral tout nu sur la plage. Genre ça. Cela dit, elle a un port de tête gracieux, et le matin-câlin, elle me ronronne à l’oreille avec son accent de cagole (ma chatte est du Sud). (« Rong-rong » quoi).

Cela dit, ma chatte est maxi facile à vivre, elle fait tout ce qu’on lui demande et accessoirement répond bien aux demandes (figurez-vous qu’elle va dans sa caisse quand je le lui demande). (Aka « va chier dans ta caisse, pitchounette »). Aussi, après deux jours, je peux te dire qu’elle me regarde avec des yeux tout bueux pour me dire qu’elle a faim, plutôt que de miauler comme une vache, comme Manman BINE.

Ma petite chatte s’appelle Mia. Mia-Tagada. Sache-le.
fév
15
En cette période Saint Valentinoise, on me fît un cadeau.
Ce qui est rigolo, avec l’internet et tout le tintouin, c’est qu’on rencontre encore et toujours plus de gens. Et en ces périodes d’incubation du coude, je te raconte pas comme c’est heureux.
Oh et puis, je te raconte.
Dans le réseau Irlande – World of Warcraft, je commence à en connaitre, du beau monde. Il y a d’abord le -nico qui officie ici parfois (quand il ne fait pas son Chinois de Chine, j’entends), et Guillaume, aka l’ami en Pixel, aka Pixou (ça, c’est moi qui l’ai inventé).
Donc un beau jour, Pixou me dit qu’il dessine. Genre. « Prouve-le, té », j’ai dit. Il m’a fait languir toute une semaine, et, l’inspiration japonisante faisant foi, il m’a dessiné. Moi. BINOU (B-I-N-O-U).
(Je te vois venir, mais ce que j’ai dans la bouche, c’est un crayon de bois. Genre pour écrire). (Tu m’uses).
(Vise un peu le papelar agrégé, on y parle d’hommage à moi). (Vive Bean quoi). (En quelques sortes).
fév
12
Doux Jésus, comme je peux faire de ce mot, le règle de ma vie ces derniers temps.
La déception du coude, cette vieille saloperie de coude qui perd toutes ses broches. (Les opérations ça va bien deux minutes).
(D’autres déceptions également, mais n’en faisons pas de choux gras, veux-tu).
Mais aussi, la déception de l’internet mondial. Toi tu ne peux pas trop savoir, mais il se passe un évenement sur le web de la communication, la toile de l’échange.
Ma mère me dirait « Tu vois BINOU, qu’on rencontre des connards sur le web ». Ma mère est vulgaire mais surtout elle a peur de tout. Alors que moi j’ai peur mais je fonce. (Et je suis pas tant vulgaire, je remplace les vulgarités par des Belgeries).
« Tu as fort le doute, une fois ? »
La déception du web, est la suivante. À plusieurs reprises, j’ai parlé (vaguement, mais quand même) de personnes proches de moi subissant un genre de maladie. Le Cancer, cette sale vieille frite de cancer.
Grâce à une amie du web, un personnage publique s’est crée. L’amie nous introduit publiquement sur son blog une jeune fille se disant atteinte d’un Cancer. Elle a environ 18 ans. Dès lors, un soutien communautaire s’est organisé. Moi personnellement, je suis un vilain lapin et je ne suis pas allée plus loin qu’un mail, sans suite. Mon mail tombé dans l’oublie, et sans retour, je me permets de ne pas insister, c’est vrai quoi, si ça se trouve on la fait chier de partout, la gamine. Je ne vois donc que ce qui est public, et de loin (j’ai d’autres gens malades dans mon entourage, genre).
Après quelques visites sur son propre blog sur, je sais pas moi, genre 2 ans, je devine qu’elle a perdu sa soeur, jumelle, et qu’il y a plein de choses moches. Je ne connais pas tant de détails, je n’insiste pas, je la sais bien entourée. Et puis les statuts chelous débaroulent sur facebook. « Cheulous 2000″ , comme dirait l’autre. À bien y réfléchir, je pense faire un truc maxi moche, je masque ses statuts. Au bout d’un moment, le quotidien difficile qu’on a, arrosé de statuts larmoyants, c’est compliqué à gérer. Je fais l’autruche, et je me trouve moche de le faire. Mais je le fais.
(Sans blague, BINOU, toi qui geins dès qu’on t’ouvre ta sale fricadelle de coude, SANS BLAGUE).
Et BOUM. 6 mois plus tard. La gamine de 18 ans n’est qu’un fake. Elle a réuni la pitié de milliers de personne, fais croire des choses monstrueuses pour qu’on la plaigne et lui apporte soutien et pognon. Quand l’une des ouailles est allée au delà du fait de penser qu’avoir un doute sur une toute petite personne fragile comme ça, c’est moche. Elle a juste dit qu’elle doutait, et les autres ont suivi. Le fake inter-galactique est découvert.
Il n’y a aucun cancer, aucune soeur jumelle décédée, aucun soin soit difficile à assumer, soit compliqué à recevoir, aucun long traitement. Rien.
Par contre, il y a eu mensonge, il y a eu mise en scène (genre avec des faux plâtres (quelle idée…) et avec des faux cathéters), il y a eu envois de certificats de décès (avec Romance à l’eau de Rose gerbante de la fake-jumelle) à des familles qui la soutenaient, pour son faux cancer, et qui avaient elles-mêmes des proches perdus ou malades. Et il y a certainement grosse maladie derrière son front.
Juste pour avoir une reconnaissance et des teu-po.
Et bien ma cousine, invente toi plutôt un légume et sois cool dans tes baskets.
(Je précise que, comme l’histoire vraie de la petite cancéreuse que je suivais de loin, j’ai essayé de suivre la découverte de tous les vilains secrets, mais j’ai dû louper quantité de détails salaces). (Il est donc possible qu’il y ait des choses en plus, ou en moins, on ne sait pas trop). (Les grandes lignes sont là, quoi).
(C’est un peu comme si tu apprenais je sais pas moi, que Nicolas Sarkozy n’est qu’un fake-président). (BIZARRE quoi).
Bean.
fév
3
( Extrait de l’Education Sentimentale, Flaubert)
« Il voyagea.
Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues.
Il revint.
Il fréquenta le monde, et il eut d’autres amours encore. Mais le souvenir continuel du premier les lui rendait insipides ; et puis la véhémence du désir, la fleur même de la sensation était perdue. Ses ambitions d’esprit avaient également diminué. Des années passèrent ; et il supportait le désoeuvrement de son intelligence et l’inertie de son coeur.
Vers la fin de mars 1867, à la nuit tombante, comme il était seul dans son cabinet, une femme entre.
- Madame Arnoux !
- Frédéric !
Elle le saisit par les mains, l’attira doucement vers la fenêtre, et elle le considérait tout en répétant :
- C’est lui ! C’est donc lui !
Dans la pénombre du crépuscule, il n’apercevait que ses yeux sous la voilette de dentelle noire qui masquait sa figure.
Quand elle eut déposé au bord de la cheminée un petit portefeuille de velours grenat, elle s’assit. Tous deux restèrent sans pouvoir parler, se souriant l’un à l’autre.
Enfin, il lui adressa quantité de questions sur elle et son mari.
Ils habitaient le fond de la Bretagne, pour vivre économiquement et payer leurs dettes. Arnoux, presque toujours malade, semblait un vieillard maintenant. Sa fille était mariée à Bordeaux, et son fils en garnison à Mostaganem. Puis elle releva la tête :
- Mais je vous revois ! Je suis heureuse !
Il ne manqua pas de lui dire qu’à la nouvelle de leur catastrophe, il était accouru chez eux.
- Je le savais !
- Comment ?
Elle l’avait aperçu dans la cour, et s’était cachée.
- Pourquoi ?
Alors, d’une voix tremblante, et avec de longs intervalles entre ses mots :
- J’avais peur ! Oui… peur de vous… de moi !
Cette révélation lui donna comme un saisissement de volupté. Son coeur battait à grands coups. Elle reprit :
- Excusez-moi de n’être pas venue plus tôt (et désignant le petit portefeuille grenat couvert de palmes d’or : ) Je l’ai brodé à votre intention, tout exprès. Il contient cette somme, dont les terrains de Belleville devaient répondre.
Frédéric la remercia du cadeau, tout en la blâmant de s’être dérangée.
- Non ! Ce n’est pas pour cela que je suis venue ! Je tenais à cette visite, puis je m’en retournerais… là-bas.
Et elle lui parla de l’endroit qu’elle habitait.
C’était une maison basse, à un seul étage, avec un jardin rempli de buis énormes et une double avenue de châtaigniers montant jusqu’au haut de la colline, d’où l’on découvre la mer.
- Je vais m’asseoir là, sur un banc, que j’ai appelé : le banc Frédéric.
Puis elle se mit à regarder les meubles, les bibelots, les cadres, avidement, pour les emporter dans sa mémoire. Le portrait de la Maréchale était à demi caché par un rideau. Mais les ors et les blancs, qui se détachaient au milieu des ténèbres, l’attirèrent.
- Je connais cette femme, il me semble ?
- Impossible ! dit Frédéric. C’est une vieille peinture italienne.
Elle avoua qu’elle désirait faire un tour à son bras, dans les rues.
Ils sortirent.
La lueur des boutiques éclairait, par intervalles, son profil pâle ; puis l’ombre l’enveloppait de nouveau ; et, au milieu des voitures, de la foule et du bruit, ils allaient sans se distraire d’eux mêmes, sans rien entendre, comme ceux qui marchent ensemble dans la campagne, sur un lit de feuilles mortes.
Ils se racontèrent leurs anciens jours, les dîners du temps de l’Art industriel, les manies d’Arnoux, sa façon de tirer les pointes de son faux col, d’écraser du cosmétique sur ses moustaches, d’autres choses plus intimes et plus profondes. Quel ravissement il avait eu la première fois en l’entendant chanter ! Comme elle était belle, le jour de sa fête, à Saint-Cloud ! Il lui rappela le petit jardin d’Auteuil, des soirs au théâtre, une rencontre sur le boulevard, d’anciens domestiques, sa négresse.
Elle s’étonnait de sa mémoire. Cependant, elle lui dit :
- Quelquefois, vos paroles me reviennent comme un écho lointain, comme le son d’une cloche apporté par le vent ; et il me semble que vous êtes là, quand je lis des passages d’amour, dans les livres.
- Tout ce qu’on y blâme d’exagéré, vous me l’avez fait ressentir, dit Frédéric. Je comprends les Werther que ne dégoûtent pas les tartines de Charlotte.
- Pauvre cher ami !
Elle soupira ; et après un long silence :
- N’importe, nous nous serons bien aimés.
- Sans nous appartenir, pourtant !
- Cela vaut peut-être mieux, reprit-elle.
- Non ! non ! Quel bonheur nous aurions eu !
- Oh ! je le crois, avec un amour comme le vôtre !
Et il devait être bien fort pour durer après une séparation si longue !
Frédéric lui demanda comment elle l’avait découvert.
- C’est un soir que vous m’avez baisé le poignet entre le gant et la manchette. Je me suis dit : « Mais il m’aime… il m’aime ! » J’avais peur de m’en assurer, cependant. Votre réserve était si charmante, que j’en jouissais comme d’un hommage involontaire et continu.
Il ne regretta rien. Ses souffrances d’autrefois étaient payées.
Quand ils rentrèrent, Mme Arnoux ôta son chapeau. La lampe, posée sur une console, éclaira ses cheveux blancs. Ce fut comme un heurt en pleine poitrine.
Pour lui cacher cette déception, il se posa à terre à ses genoux, et, prenant ses mains, se mit à lui dire des tendresses.
- Votre personne, vos moindres mouvements, me semblaient avoir dans le monde une importance extra-humaine. Mon coeur, comme de la poussière, se soulevait derrière vos pas. Vous me faisiez l’effet d’un clair de lune par une nuit d’été, quand tout est parfums, ombres douces, blancheurs, infini ; et les délices de la chair et de l’âme étaient contenus pour moi dans votre nom que je me répétais, en tâchant de le baiser sur mes lèvres. Je n’imaginais rien au delà. C’était Mme Arnoux telle que vous étiez, avec ses deux enfants, tendre, sérieuse, belle à éblouir, et si bonne ! Cette image-là effaçait toutes les autres. Est-ce que j’y pensais, seulement ! puisque j’avais toujours au fond de moi-même la musique de votre voix et la splendeur de vos yeux !
Elle acceptait avec ravissement cette adoration pour la femme qu’elle n’était plus. Frédéric, se grisant par ses paroles, arrivait à croire ce qu’il disait. Mme Arnoux, le dos tourné à la lumière, se penchait vers lui. Il sentait sur son front la caresse de son haleine, à travers ses vêtements le contact indécis de tout son corps. Leurs mains se serrèrent ; la pointe de sa bottine s’avançait un peu sous sa robe, et il lui dit, presque défaillant :
- La vue de votre pied me trouble.
Un mouvement de pudeur la fit se lever. Puis, immobile, et avec l’intonation singulière des somnambules :
- A mon âge ! lui ! Frédéric ! … Aucune n’a jamais été aimée comme moi ! Non, non, à quoi sert d’être jeune ? Je m’en moque bien ! je les méprise, toutes celles qui viennent ici !
- Oh ! il n’en vient guère, reprit-il complaisamment.
Son visage s’épanouit, et elle voulut savoir s’il se marierait. Il jura que non.
- Bien sûr ? Pourquoi ?
- A cause de vous, dit Frédéric, en la serrant dans ses bras.
Elle y restait, la taille en arrière, la bouche entrouverte, les yeux levés. Tout à coup, elle le repoussa avec un air de désespoir ; et, comme il la suppliait de lui répondre, elle dit en baissant la tête :
- J’aurais voulu vous rendre heureux.
Frédéric soupçonna Mme Arnoux d’être venue pour s’offrir ; et il était repris par une convoitise plus forte que jamais, furieuse, enragée. Cependant, il sentait quelque chose d’inexprimable, une répulsion, et comme l’effroi d’un inceste. Une autre crainte l’arrêta, celle d’en avoir dégoût plus tard. D’ailleurs, quel embarras ce serait ! – et tout à la fois par prudence et pour ne pas dégrader son idéal, il tourna sur ses talons et se mit à faire une cigarette.
Elle le contemplait, tout émerveillée :
- Comme vous êtes délicat ! Il n’y a que vous ! Il n’y a que vous !
Onze heures sonnèrent.
- Déjà ! dit-elle ; au quart, je m’en irai.
Elle se rassit ; mais elle observait la pendule, et il continuait à marcher en fumant. Tous les deux ne trouvaient plus rien à se dire. Il y a un moment, dans les séparations, où la personne aimée n’est déjà plus avec nous.
Enfin, l’aiguille ayant dépassé les vingt-cinq minutes, elle prit son chapeau par les brides, lentement.
- Adieu, mon ami, mon cher ami ! Je ne vous reverrai jamais ! C’était ma dernière démarche de femme. Mon âme ne vous quittera pas. Que toutes les bénédictions du ciel soient sur vous !
Et elle le baisa comme une mère.
Mais elle parut chercher quelque chose, et lui demanda des ciseaux.
Elle défit son peigne ; tous ses cheveux blancs tombèrent.
Elle s’en coupa, brutalement, à la racine, une longue mèche.
- Gardez-les ! adieu !
Quand elle fut sortie, Frédéric ouvrit sa fenêtre. Mme Arnoux, sur le trottoir, fit signe d’avancer à un fiacre qui passait. Elle monta dedans. La voiture disparut.
Et ce fut tout ».
(Qu’on ne me dise pas que je ne suis pas une rome-antique).
jan
30
25 minutes que j’hésite sur le sujet du billet, mais finalement, j’ai trop attendu pour te la montrer. Moi-même, avoue-je avec une honte qui monte jusqu’au nez, et le rouge aux joues, j’ai mis le temps avant d’oser la regarder en face. Il eut été dommage de me faire un second malaise vagal, surtout qu’il n’y a plus d’interne, beau, ou pas, dans le coin.
(Enfin « en face », dans le miroir hein. Dans le miroir et de ce que Bean y trouva, une énorme cicatrice oui). (Il est fini le temps des « Bois-moi » des petites fioles d’Alice).
Alors il est temps d’enrober vos petits coeurs de miel, parce que c’est pas du joli à voir. (Ne me dis pas si tu vomis, je voudrais garder encore un petit peu de rêve entre toi et moi).

Pour l’explication de texte de la cicatrice, tu peux présentement voir le joli coup de scalpel du bel interne afin de réparer mon Olécrâne de deux broches et d’un fil de fer, agrémentée de jolis trous de part et d’autres d’elle-même, laissés par les agrafes, retirées un jour plus tôt. J’ai agrémenté de lingerie pour que ça te semble moins dégueux à l’oeil, mais finalement ça n’arrange peut-être rien. Le gros tuyau du redon de sang, était placé près de la partie la plus en avant de la cicatrice (là où il y a un petit point), et, on s’en rend peu compte sur cette photo, mais la cicatrice remonte un peu derrière le coude également.
La peau, magnificience d’organe donné à la nature humaine, brillante machine de technologie biologique.
(Je te garde le billet juteux sur ma vieille paire de lunettes de soleil pour la prochaine fois, donc).
nov
19
Le résultat de la mi-semaine de l’étrange (avec du NSFW* à l’intérieur).
…[bliblibli] qu’ai-je bien fait d’étrange depuis ces deux dernières semaines, disais-je.
Hé bien d’abord laisse moi te dire que je ne salue pas ton effort pour le deviner. Qu’à part me râler dans l’oreille en privé que vous voulez la réponse, on se foule pas trop, par chez vous.
(T’es pas joueur, t’es pas joueur, que veux-tu que je te dise).
Oh mais je lève le voile de la mi-semaine de l’étrange, en te révélant l’astuce.
Je marchais donc un peu, et je me suis demandé quel était l’intérêt de me disperser sur la diffusion des photos. Facebook, flickr, tumblr = HOLALA.
Peut être toucher le plus de monde. Mais est-ce vraiment ce que je veux ? (Je ne pense pas). Alors je me suis dit « Beanou » (Beanou, c’est mon nom) « tu vas te créer un nouveau site. Ouais tu vas faire un photoblog, concentre-toi ma grande ! »
J’ai d’abord cherché mon nom de domaine, je vais te passer les détails du pourquoi du « grmbl ».
C’est peut être bien que j’ai tendance à râler. PEUT-ÊTRE BIEN.
Heureusement que c’est assez explicite comme ça.
Et puis j’ai tout construit moi-même aussi. J’ai demandé du conseil, mais en gros c’est mon propre bidouillage, avec mon propre cafouillage. Alors ça va pas plaire à certains, car oui c’est sombre, oui c’est noir, mais ce soir je le vois comme ça.
Alors POUR LES FILLES : tout en haut il y a mes FAVS qui passent en boucle. Surtout, TU NE LAISSES PAS TA SOURIS DESSUS, sinon ça ne défile plus. Les Favs changeront parfois. Et puis en dessous, tu as l’ordre chronologique de diffusion de photos.
(Hou c’est l’aventure, moi).
(Hou).
(Hé beh).
Donc on se retrouve sur grmbl.fr (et fini le tumblr). Allez hein. A tout de suite. (Tu m’oublies pas). (Il fait froid là-bas).
* Pour le NSFW, c’est sur grmbl.fr (il y a de la chair apparente, un petit peu).
nov
17
Coucou,
M’en allant me promener il y a quelques semaines au bon gré de mes envies, j’eus une idée farfelue.
Ah tiens donc, comme ça peut être rare (tu t’en doutes).
J’ai décidé cette semaine de te révéler « le truc ». Mais pas tout de suite.
Et non parce que nous entrons dans la MI-SEMAINE DE L’ETRANGE. Et gageons que tu ne comprennes encore moins rien que d’habitude.
Donc je te pose la question : « Grmbl, qu’ai-je donc bien pu faire depuis ces dernières semaines d’ETRANGE ? »
En attendant, je file me laver les cheveux. Et bienvenu dans LA MI-SEMAINE DE L’ETRANGE (TIN-TIN-TIN).
nov
4
« On ne te sent plus, Beanou » j’ai pu entendre à plusieurs reprises ces derniers mois. Tu te doutes bien que je m’applique à répondre tendrement d’un « pourtant je n’ai pas bougé, tu sais », mais rien n’y fait. Illusion, il y a de moins en moins. De moins en moins, il y a d’illusion. En moins d’illusion il y a de moins.
J’étais justement en train de me poser tout un tas de questions, notamment sur le cri des baleines, qu’est une question que j’ai soulevé tout récemment avec un copinou, quand je suis tombée sur le dernier billet de Docteur Morisset.
Je pense qu’on peut être nombreux à se reconnaitre dans ce billet. Moi je m’y reconnais, et c’est bien là l’important. (Ca doit être le coup des gens qui font la gueule). C’est bien à moi que tu t’escrimes à poser la question de « comment ça va? » et autre « pourquoi ça va pas [finalement] ? »
Hé bien je crois que je suis moins drôle également. Ou plutôt, encore pire, que je mute en drôlerie et qu’on ne me suis plus.
[Déjà qu'on ne m'a pas toujours bien suivi hein].
Han.
Moi le Docteur Morisset, je ne l’ai consulté qu’une seule fois, et déjà, il voulait que je parle dans le miroir. J’ai dit « Momo, Docteur Momo, tu en es bien certain ? », et il avait répondu que mes réponses ne se trouvaient qu’à l’intérieur de moi, là où on assume les choses (un peu en dessous des nichons).
Mais je ne l’avais pas fait, j’avais trouvé son idée plutôt con.
(Je le vois encore bouffer sa boite de raviolis, par pure haine et mécontentement) (C’est resté un grand enfant je trouve) (mais bon tu le dis pas hein).
Disons que demain en me brossant les dents au réveil, je regarderais peut-être le miroir grossissant à comédons, et possible que je trouve les réponses du pourquoi je suis moins drôle, et dans quelles mesures cela implique que je me sente très seule.
(Eventuellement je repenserais à la Droite de ces 3 dernières années, ça devrait me montrer que mes problèmes n’en sont que des faux).
Allez, bonne journée hein !
nov
1
Bon, tu le sais, toi et moi nous nous connaissons depuis je sais pas, 4 ans ? Et nous en avons vécu des aventures, Oh Oui.
Commençant mes choses écrites sur une plate-forme dite « gratuite », je me suis lancée un beau jour, toute autodidacte (et avec l’aide de différents choux) sur la construction de nharicot.com/dotclear, puis, la consécration, nharicot.com/wordpress.
Ah ça, on en a perdu des archives. Des milliards de nano conneries en binaire perdues dans les limbes de l’internet mondial.
Concernant la photo, j’ai ouvert un tumblr il y a bien 6 mois maintenant, ici.
Autant que faire se peut (tiens je l’aime bien, celle-ci), nous tous à la petite maison souhaiterions ouvrir un « genre de site » un peu plus malléable, mais pour les photos.
Alors je te dis ça, mais j’en suis au tout début. J’en suis au nom de domaine. Qu’ils sont tous déjà pris. Alors oui ça se rachète, mais du coup, engageons la réflexion vers le plus rigolo-logique.
Tu prendrais quel nom de domaine toi, si tu étais à la petite maison de Bean ? (Du « .com » hein. Commence pas les conneries).
oct
4
Oh ben dis donc j’ai comme qui dirait pris un certain retard ici.
Que s’est-il passé chez Bean durant le dernier mois ?
(Je te préviens c’est bourré de private jokes, tu vas encore rien piger) (MAIS BON) (on me connait hein).
[inspiration profonde]
Un cœur d’artichaut; une soirée avec du champagne et que des filles :(; des belles photos roses; un picnic sous les grosses gouttes qui tombent des feuilles des arbres; un coeur d’artichaut; « oh ben dis donc Bean tes porte-jarretelles sont VRAIMENT CHARMANTS »; du Paris; du Lille; du Belgique; le monde des blackberry (où on se sent à part un peu); les chats sodomites de pandas; un cœur d’artichaut; du L O L Project; de jolies choses qui me filent sous le nez; des jours de soleil sournois où j’ai été malade à peu près 75 % du temps; de la piscine rigolote masseuse d’endroits interdits; du hachis parmentier; du flash externe en veux-tu en voilà; des petits chats à la queue-leu-leu; des diners où je vole des toupies écarteurs de rêves; des campings de fin de journée dans l’herbe des tuileries; des meilleurs copains qui se font passer pour des pirates égorgeurs et buveurs de sang; une rencontre de chien poilu; un Paris Kidnappeur; des verres offerts par milliers; des braderies où la petite maison s’est transformée en arche de Noé; du « Chut » de 4h du mat; une soirée avec du Démon à l’intérieur de Bean; « Hey Bean, viens on va faire une vidéo ce mois-ci, une en vrai »; des crêpes Parisiennes; un brounche; un cœur d’artichaut; une araignée MONSTRUEUSE aussi grosse que ma grande main ouverte; du Sylvie Platinos, et puis du rigolo, comme d’habitude…
La photo du Soir bonsoir :

sept
21
L’autre fois, je marchais à cloche pied le long de Lille, un peu songeuse.
Quand soudain je me suis retrouvée complètement par hasard au rez de chaussée du Printemps, là où l’on trouve toutes les belles chaussures, tu sais.
Oh je sais bien à quoi tu penses. Je te rappelle que j’ai autant de paires de chaussures que d’années au compteur.
Hé bien non. NAON. Je n’ai rien acheté. J’avais les yeux qui ne faisaient plus le focus, bien que je regardais vaguement cette paire de bottes vertes. (J’adore le vert).
Je me disais, en plus de trouver cette collection inter-marques un peu trop Rock’n Roll pour être honnête, que c’était très difficile de se rappeler de son premier souvenir.
C’était difficile, mais j’ai quand même essayé. (Je suis du genre têtue).
- Mon arrivée sur Lille ? ( « coooome oooon », j’avais 13 ans. Peut mieux faire).
- La fois où j’écrivais la date du jour sur le cahier à grands carreaux ? (12 Octobre 1992). (J’avais 10 ans).
- La fois où nous sommes partis dans la nuit en vacances en Espagne et où je portais le jogging pour être « à l’aise »? (Putain). (M’est avis que je devais avoir quelque chose comme 9 ans).
- La fois où mon frère me courrait après dans les escaliers en me menaçant de m’enfermer dans le congélateur juste pour se marrer ? (Je devais en avoir 8). (Note qu’à la même époque, il nous faisait le rouleau compresseur à ma sœur et à moi) (ça relève le niveau vois-tu).
- La fois où ma mère m’a annoncé que la Nounoue ne pouvait pas me garder ce mercredi, et que je passerai la journée avec mon Père et que j’ai pas du tout aimé cette idée-là ? (7).
Mouais.
Non je crois que le plus vieux souvenir, ça doit être la fois où mon frère est venu me chercher en vélo quand je sortais du CP. Il a voulu me mettre sur le porte bagage. J’ai mis mon pied dans la roue. J’ai une cicatrice qui me fait chier maintenant sur la cheville gauche et je sais prédire la pluie. (Si tu me vois boiter, sors le parapluie).
Oh je ne me souviens pas de tout ça. Moi je me souviens de l’allée d’arbres que je regardais quand le pied à glissé dans les rayons de la roue du vélo.
Voilà.
(Je crois qu’il me faut ces chaussures vertes tu sais).
août
30
Fantômes !
Dans la suite des essais rigolos de l’HDR, parce que je me rends compte que j’ai un peu oublié, puisque tu étais tous en vacances.
Donc on remercie toujours Jean, ça, ça ne change pas. Il a toujours tendance à nous coller du vintage partout, mais il n’en reste pas moins être humain.
« Prends-moi en photo Jean », m’écriais-je alors. « Prends-moi en HDR JEAN ! », en tapant frénétiquement dans les mains.
Voilà c’était mi-Aout, sous ciel orageux en plus, et sur un chemin de fer abandonné du nord.



Voilà pour l’HDR.
Et pour le pas HDR, parce que je trouve qu’il assure même sans :


Grou