oct

26

By Bean

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Débat de la nuit : pour ou contre ces fameux « gens » à Paris ?


Enfin, « les gens », je vais affiner quand même, sinon on a pas fini d’en entendre râler hein.

Les serveurs.

Les serveurs à Paris. Les serveurs des restaurants où tu paies, soyons précis. Cette saloperie.

Et pourtant Dieu sait qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier et que je laisse toujours sa chance au serveur. Toujours.

Je reviens de deux jours à Paris. Le premier jour, ça a été parfait. J’étais invitée par un ex-client pour une exposition de photos, et l’accueil des gens accrédités au service était juste génial, attentionné, et même parfois rigolo.

« Et si on essayait de leur faire passer un bon moment aux clients ». Ah bah ouais pas con comme idée tiens.

Et puis paf le lendemain. Je file prendre un petit déjeuner en compagnie charmante, la serveuse qui me dit pas que limite je suis con que tout est écrit sur la carte et qu’elle va quand même pas se casser à m’expliquer la différence entre le petit-déjeuner parisien et l’express. Sûrement parce qu’il y avait une autre table à servir tu comprends. Le jus. Le bouillon. Ah bah oui ça doit être ça le fameux bouillon Parisien.

LA GRÊVE DE LA SNCF qui m’oblige à patienter seule dans un café près de la gare. Le café-crème de Fail-Luxe (dégueux) avec le serveur qui balance les serviettes et les nappes sur les tables à côté de la tienne pour préparer le service du midi. Bon. Je peux comprendre. Mais qu’il les balance à 5 mètres d’elles. Ah ça non hein. Merde bordel.

C’est marrant parce que quand j’ai fait ce métier là, ok j’y ai accédé un peu par facilité je présume, du boulot en même temps que tes études, tu prends un peu ce qui vient. Mais évidement quand j’ai continué, je sais pas il y avait un truc qui me disait que j’avais envie de faire plaisir aux gens et qu’ils payaient putain, quand même quoi. C’est pas non plus un service gratuit tout ça.

Parce que soyons clairs, ton café parisien à 5 euros, on va quand même pas rentrer dans les détails mais c’est de l’eau quoi. Tu dois avoir je sais pas moi, 4,60-70 euros de service et de marge là-dedans.

Le mec il balance ses serviettes à 5 mètres. Limite j’aurais pu en recevoir une sur la tête. 5 euros quoi. (Je suis choquée).

(Ne cherche pas je suis de mauvaise humeur, mon retour sur Lille assise devant la porte des toilettes du Train n’a pas dû aider, même si c’était les Waters de 1e Classe).

« Je vais quand même pas vous expliquer hein, c’est écrit sur la carte ! »

BEN ASSIEDS TOI BIEN SUR TON POURBOIRE. Patate.

Il y a quelques temps, je laissais 5 centimes de pourboire quand on me servait comme ça. C’est moche hein ? Ben oui je sais. M’en fous. Je peux aussi laisser un billet quand c’est exceptionnel de courtoisie. Comme quoi. COMME QUOI.

Cette meuf a dû terminer la journée en râlant de n’avoir fait que 37 cents et que c’est vraiment un moche métier ce qu’elle fait. Je présume.

Et c’est malheureux un peu parce que c’est aussi un peu pour ça, que je placerai plutôt un diner à la maison avec ses amis plutôt qu’un restaurant.

Ci-dessous de photos tirées de moments un peu « luxe » où ça te coute un bras en étant justifié, ça change de quand ça te coûte un bras en ayant cette sensation de faire chier le monde.

Bonne fin de nuit, bisou !

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2 Responses

  1. Contre, toujours. Après y’a de rares exceptions qu’on apprécie d’autant plus.
    Ah et sinon YSL fait dans la dosette de flotte au café?
    (bon ok, scepticisme forcené et blague pourrave, j’eu pu m’abstenir)

  2. Non, mais c’était une journée un peu chic, et puis voilà PROUT TIENS.



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