juin

1

By Bean

8 Comments

Categories: *Bean's world

La mort.



J’aime pas la mort, c’est de la saloperie.

On oublie, bien souvent, qu’on n’est pas toujours là pour rire. Là, « ici » je veux dire. Là « moi », j’entends.

On n’est pas toujours là pour gagner du pognon, pas toujours là pour faire plaisir aux gens. Moi je me souviens avoir ouvert nharicot.com, avant tout parce que je me faisais clairement chier dans ma vie, mais aussi pour avoir la possibilité de coucher sur le mac des choses plus profondes, tu vois.

Alors, aujourd’hui, après 3 ans (je rappelle que je suis repartie plusieurs fois de zéro) (rapport aux archives qui ne remontent clairement pas à 3 ans), je pense avoir garder cette possibilité sans jamais m’en servir. J’ai bien été cynique une ou deux fois (tu me connais) mais parler d’un truc vraiment moche j’ai pas fait.

(Je suis en train de te ménager pour pouvoir parler de ce truc, c’est dingue).

A 27 ans, j’ai rarement été confronté à la mort. J’ai perdu une vague dernière grand mère il y a 3 ans me semble, que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’année. Là tu te dis, que c’est triste, mais que c’est la vie. Enfin, la mort.
L’année dernière, j’ai accompagné une de mes fréquentations pour le soutenir dans un moment assez moche comme ça. Mon « premier » enterrement. J’ai eu froid jusque dans mes os. Et j’ai pleuré comme jamais (bonjour le soutien).




J’aime pas la mort, c’est de la saloperie.

Hier soir, j’ai appris la mort d’un ami d’un membre de ma famille. Un garçon, tu savais que c’était un gens bon rien qu’en le voyant.
Ce garçon-là, je ne l’ai pas vu souvent, mais je me souviens qu’à l’époque, j’étais plutôt contente de le voir. On déjeunait avec lui et ma soeur, ça me faisait juste plaisir, tu vois.

(Tu es en train de te dire que cette note est étrange) (je le sais bien va).

Donc je l’ai rencontré via ma soeur il y a quelque chose comme… 6 ou 7 ans, il me semble. Je ne l’ai pas vu souvent. Il est décédé il y a deux ans. (C’était pas un ami à moi hein, je sais pas si tu as bien compris, ça), et hier soir, on m’a annoncé que P. = mort.

L’équation qui fait chier.

L’équation qui te demande de te rappeler de trucs chouettes avec lui.

L’équation qui te fait te demander ce que toi tu as vécu depuis qu’il est mort.

L’équation qui te fait te dire que tes soucis n’en sont pas vraiment, au final.

Je crois qu’il aimait bien la viande rouge en sauce. (Depuis hier, j’essaie de me souvenir de détails, c’est difficile. Alors voilà, la viande rouge en sauce, il aimait bien, et c’est drôlement chouette).




J’aime pas la mort, c’est de la saloperie.