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Je vais retenir le jour du 16 janvier 2011, comme le jour de la révélation.
Au delà du fait de refaire des tas de choses des deux mains, du genre de rebouler mes chaussettes des deux mains, ou bien de me gratter le genou des deux mains, je tape, oui, je TAPE au clavier des deux mains. Ce qui me rallonge mes journées du double de temps, ou plutôt de faire passer le temps d’écriture deux fois plus vite.
Ah ça, gageons qu’en 2011, on ne comprenne pas plus ce que je dis.
La révélation, disais-je. Elle m’est tombée dessus comme un caillou dans une flaque d’eau un lundi matin sur le chemin du travail. Il y a quelques mois je le clamais haut et fort sur le réseau social en tous genres « Je n’ai pas le monopole du coeur ».

Ça c’était le 23 Novembre, et il ne m’a pas fallu plus d’1 mois et demi (un virgule cinq mois) pour changer complètement d’avis comme de chemise.
Explication.
À l’époque (le 23) (novembre) plusieurs gens sont venus me voir en off pour me demander le quoi du qu’est-ce.
« Ouuui, cooommeeent çaaa que t’as pas le monopooole coeuuuur, BINOU ? »
(Comme si on ne pouvait pas balancer des énormités sans devoir se justifier ici) (c’est à vous dégouter d’essayer d’être drôle) (et pourtant crois moi que je m’accroche au rigolo comme une moule à son rocher de jokes).
J’étais là ce soir, à me mettre du vernis sur la deuxième main (un mois que j’ai une main maquillée et l’autre pas) (bonjour l’air malin) quand ça m’est venu en pleine figure :
« Hey ! Mais bien sûr que si que tu l’as, le monopole du coeur, bourdel ! Bien sûr que si ! »
(J’ai regardé à gauche, j’ai regardé à droite, et comme je n’avais personne à qui transmettre la MAJ, je te le dis à toi).
Je l’AI. Le monopole. Du coeur.
(C’est à dire que ça ne veut pas dire grand chose de plus, mais au moins, nous sommes au courantes, à la petite maison).
Grou