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Prenons un exemple au hasard.
- Soit B, une courge de 28 ans, se vautrant nonchalamment un beau vendredi de décembre, en fin de journée.
Le genou poussant à la place du coude, et sous l’influence d’une amie, B consent à se rendre aux urgences (dans la nuit froide). Vers 2h du matin, la sanction tombe. B a le coude cassé. (On sait plus si c’est l’humérus ou le radius, B est confuse).
S’en suit un plâtre en plâtre et un rendez-vous 5 jours plus tard, pour VÉRIFIER s’il y a des « déplacements secondaires ».
- Soit 5 jours plus tard, B se re-rend aux urgences en expliquant 3 fois qu’un second rendez-vous lui a été donné, pour vérifier [bliblibli] les déplacements secondaires [blablabla]. Ce à quoi on lui répond qu’ils n’ont JAMAIS FAIT CA, « qu’est-ce que c’est que cette blague ? » rajouta un infirmier hasardeux.
Soit la seconde radio de faite (rapport aux déplacements secondaires) pour ne contrarier personne, ils le font.
Soit le second médecin, des urgences (pas si urgentes) se disant confiant sur la remise en place de l’os scindé.
Soit le changement de plâtre, passant du plâtre-plâtre (où on peut rien écrire) au plâtre-résine (où on peut écrire). A J+5 donc, si tu suis bien.
- Soit la 3e entrevue fixée à 3 semaines après l’impact, pour enlever le plâtre-résine. Pour ce faire, généralement, on fait une radio, on voit que tout va bien, hop on enlève le plâtre et on gambade dans les prairies.
Sauf que.
Sauf que le bel interne en traumato préfère consulter le chef de service.
Sauf que le bel interne en traumato revient et me demande ce qu’il s’est passé depuis l’accident.
Sauf que le bel interne en traumato ne comprend pas plus le phénomène de radio de déplacements secondaires validée, puisque B a un « no man’s land » de 4 mm dans son gentil os, et qu’il est complètement nécessaire de brocher le coude, en passant une nuit hospitalisée et en devant subir une anesthésie générale.
Bon B n’a que son coude cassé hein.
Mais bonjour le vent brassé. Bonjour.
Grou