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(Tu vas voir, la fin est drôle).
Donc j’arrive à l’hôpital en compagnie d’une amie, qui n’aura de cesse de me dire que ça va aller, alors que concrètement, on n’en sait rien. Bête et disciplinée, je décide de l’écouter, et je ne me sens pas si angoissée, disons que ce n’est pas si pire.
J’ai fait des pieds et des coudes pour avoir une chambre individuelle, j’ai même dit que je connaissais le haut couronnement de la blogosphère, ils m’ont quand même mis en chambre avec une vieille dame qui pétait régulièrement. (C’est certainement pour nous rappeler nos racines, il n’y a pas de melon qui tienne, dans les hôpitaux).
À ce moment précis, je ne sais pas encore si je vais subir une anesthésie générale ou locale. En attendant le verdict, je me renseigne sur les deux. Et aucune ne me convient, soyons honnête.
Maitriser mon sommeil à ma place, le moduler et en profiter pour m’intuber, j’aime moyennement. Et juste endormir le bras et entendre de drôles de bruits d’os et de perceuse, de clous ou que sais-je qui s’enfonce dans de vagues zones de mon squelette, encore moins.
Le verdict tombe, j’aurais les deux, lucky me !
S’en suivent attente, angoisse, ennui, questions par milliers (j’ai vraiment dû saouler tout le personnel médical), quand soudain, le brancardier débaroule dans la chambre. C’est donc parti pour une attente d’une heure dans mon lit, tremblotante, blouse ouverte à l’arrière, devant le bloc, attendant mon tour. (Nous sommes plusieurs maladroits en attente).
Hop anesthésie du bras avec courant électrique et jolie piqûre dans la gorge.
Hop masque à oxygène sur le nez.
Hop piqûre dans l’intra-veineuse, extinction des feux…
2 secondes plus tard, je me réveille comme une fleur dans mon lit en salle de réveil, et comme par hasard, deux heures se sont écoulées.
Le brancardier me remonte, j’ai une pêche d’enfer. Je téléphone, des tralalayoupis, nous sommes tous joie, je fanfaronne sur facebook, twitter, je fais la rigolote avec le bel interne.
Le lendemain, jour de sortie, le bel interne rechigne à ce que je parte, je saigne trop du redon. C’est dégueux. Je négocie une visite en après-midi, pour voir si ça se calme et pour partir quand même le bon jour.
Il dit okay.
Je me lève, gagnante et fière, et pars en blouse ouverte à l’arrière dans la salle de bain devant tout le monde. Je m’enferme. Je me lave péniblement. Fais un malaise vagal, tombe dans les vapes et me cogne la tête contre -je ne te dirais pas quoi- (mais c’est là où on jette des choses). Il apparait que j’ai perdu connaissance alors que je m’allongeais, nue, sur le sol de la salle de bain. Le drame quoi.
Bilan, 3 points de suture à la tête. Et plus de négociations, je reste bien une nuit de plus.
(Je crois que le bel interne m’aime bien).

Grou