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By Bean

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Point route du Coude.

Si tu préfères, comme je m’amuse à faire comme si cette sale histoire me faisait rire, il ne faudrait quand même pas que je passe à côté de ce que mon corps me dit.

« J’en ai à peu près rien à foutre, de tes broches BINOU. Tu me jettes ça de suite », je crois que c’est ça, la bonne traduction du fait que ce con de corps fasse bouger les broches.

Il y a quelques jours donc, ça brulait et ça piquait, et ça pinçait, et tout était affreux. La bonne surprise c’est que je vois les broches saillir de plus en plus sous la peau.

(Au cas où tu te poses la question : SI, je me rends compte que ce que je dis n’intéresse que moi, mais si tu veux, je lâche un peu les démons, là).

Je me fais donc faire un bilan complet de Radiologie du Coude.

Vise un peu.








Donc là on voit qu’il me reste bien deux broches (une géante, et un bébé broche) ainsi qu’un fil de fer, une canne et un trombonne*.

(Ce bazar qu’ils m’ont mis là-dedans, je suis au bord du remalaise vagal, QUE L’ON M’APPORTE UNE POUBELLE).

Je préfère ne pas me dire que j’ai vachement grossi des os depuis le drame, faisons donc comme si ne nous voyions rien. Par contre j’ai le Radius qu’a une forme cheuloue. On en apprend tous les jours.

La traduction de la radio est la suivante (faite par le beau radiologue, donc) : « Il s’avère que si les broches bougeaient gravement, ça laisserait une trace plus sombre dans votre os sur la radio, là où elle était avant. Or là, nous ne voyons rien. Il est possible que vous ayez eu un hématome gonflé d’eau au niveau du coude, qui faisait que vous sentiez moins l’arrondi de la broche. Ou pas (comme je n’ai pas les radios antérieures, j’ai un peu plus de mal pour l’interpretation). Rien de dramatique, donc, mais je reconnais que ça ne doit pas être très confortable. »

Aujourd’hui, ça fait deux mois pile depuis l’opération, si tous les mois j’ai une bonne surprise comme ça, dans 4 mois il va y avoir un vrai drame. Et aujourd’hui, pour la première fois, le médecin m’a parlé anti-dépresseur.

Par contre, je sens la broche pénible, mais je n’ai pas si mal, je te rassure. Sauf que si j’en reprends un à me dire une blague et à shooter dans le bras pour la souligner, je lui arrache les yeux, et je les mange, de rage.

J’écoute les histoires drôles, de loin.

Pouet.





* On remercie les gens des réseaux sociaux pour le prêt de n’importe quoi, visant à décrire le matériel médical de l’intérieur du coude.