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…Que je pourrais dire de manière méprisante.
C’est vrai, c’est une réalité. Même si c’est pas encore actif-actif, c’est une réalité.
Et que ce serait-il passé, où en serai-je aujourd’hui exactement si je n’avais pas abandonné mes plans de carrière aussi variés que mes 28 paires de chaussures?
(NB : je n’ai aucune maladie liée aux achats de paires de chaussures dites « compulsifs ». Je vais très bien, et je reprends le cours normal des choses, en louchant sur les produits Apple, comme n’importe quel bon chef d’entreprise le ferait).
D’abord tu dois savoir que j’ai nourri des envies de carrières très tard, alors que mes amies du début de collège se voyaient avocates, assistantes sociales et institutrices, moi je les regardais en les trouvant juste ridicules. Si à 11 ans tu sais ce que tu veux faire de ta vie, et qu’effectivement c’est ce que tu deviens, je te prédis pour la plupart du temps un esprit étriqué.
Mais ne mettons pas tout le monde dans le même panier, Internet.
Bref.
- Archéologue. Je serais en déplacement 9 mois sur 12, pour gratter les croutes de terre, et une fois de temps en temps trouver une momie, qui se réveillerait à la lecture d’un vieux parchemin nonchalamment posé sur le sarcophage en mi-zinc mi-or. Sinon d’une manière générale je ne trouverais que des brocs et des vases avec un peu de pourpre dessus. (Surtout parce que je me voyais en égypte, mais j’aurais pu mal finir et aller en Auvergne). Et je ne te parle pas des jours infructueux, ou je rentrerais fourbue d’une journée de retournage de mètre carré pour RIEN.
- Musicienne. Je jouerais du piano assise, et de la guitare d’une allure folle. J’inventerais également un solo de gratte, qu’on reprendrait à l’infini dans les cours de musique. Et j’inventerais un nouvel accord. L’accord Bean. (Près du mi-mineur). Et les jours où je voudrais retourner aux sources, je jouerais dans la rue, et j’établirais une connexion un peu hors du commun avec les passants.
- Météorologue. (Je n’aurais jamais du regarder « Twister »). (Je t’avoue que j’ai replongé avec « Le jour d’après »).
- Kinésithérapeute. Si seulement les maths n’avaient pas étaient autant nécessaires à ce hobby, il se pourrait bien que je le sois aujourd’hui. Comme on l’a été autrefois avec moi, je serais charmante et bourrée d’humour, et je lancerais comme ça au patient sur ma table, « avez-vous déjà touché votre épaule avec votre oreille? Parce que vous le faites là ». J’ai beaucoup de passion pour cette science mécanique. Le corps humain => quelle belle machine ! (Enfin quand ça marche). (Comme les PC quoi).
- Metteur en scène. Le théâtre m’a toujours beaucoup intriguée. J’aurais réussi avec brillo mon DEUG MCC, j’aurais un pied dans le cinéma, un pied dans le théâtre (bonjour pour celui qu’est à Lyon) ( « Nul » joke inside), même que je jouerais à mes heures perdues, parce que j’aime bien m’enfermer dans un autre monde parfois. Et transmettre une émotion, quelle qu’elle soit. J’accompagnerais aussi les tournées, juste parce que bouger, dans l’intensité, et pour qu’un projet vive, j’adore (rais).
- Maquettiste. J’aurais utilisé une formation que j’ai eu, à la base juste pour une recherche personnelle, pour travailler à l’élaboration d’un vrai grand journal. Pas au premier plan, mais caser un texte, des photos, en respectant des règles précises, sur une page blanche, ça m’éclate.
- Modèle. J’aurais rappelé le peintre de la vieille ville, et j’aurais dit oui pour poser nue pour lui. Je l’aurais fait et j’aurais des morceaux de moi sur des toiles. Ça me donnerait réellement une assurance, et je n’aurais plus besoin de la jouer, et ce serait chouette. Alors « BIEN SUR » ce ne serait pas un vrai job, mais ça ajouterait une complémentarité. Bon depuis ce peintre à changé de mouvement, il est plus du côté cubisme. Et ben je serais chouette avec une tête en cube.
A la place, c’est « salut, Bean, 26 ans, chef d’entreprise ».
(Je ne te propose pas souvent l’interactivité, mais tu es passé à côté de quoi toi, niveau carrière?)
Grou