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L’autre jour, alors que j’étais en pleine journée de travail, un copain de l’hors web est passé me voir.
Je devais être un peu borderline du voile SUNSATIN 8, avec mes collants qui me pendouillaient de partout, alors il m’a dit que « PFOUAAA OHLALA, j’ai trop d’invit pour l’avant première du « Vilain » en présence du réalisateur, je sais plus trop quoi faire ».
N’ayant pas trouvé tout de suite ce que tout cela impliquait, j’ai juste lancé un regard froid en lui demandant de se barrer. J’avais d’autres choses à gérer après tout.
(Je ne suis pas une amie très très fiable).
Et puis, logique féminine oblige j’ai fait ça :
Le Vilain > Réalisateur > Albert Dupontel > Invit > Majestic > Rencontre avec Albert > Truc énorme.
J’ai donc levé un sourcil en hameçon, et j’ai dit HEY DONNE. (J’ai aussi tapé dans mes mains et parlé très aigü et fait une arabesque pour qu’il accepte).
Donc me voilà avec deux places, et un choix judicieux à faire pour décider de qui allait m’accompagner.
J’ai réfléchis juste une seconde (je n’arrive plus beaucoup à réfléchir en ce moment) (je dois approcher de la pente descendante) (or something). Et j’appelle mon frère.
Mon frère et moi, on a genre 9 ans de différence d’âge. (Lui étant plus vieux, faut pas déconner). Quand j’étais petite, genre à peu près 10 ans, il a travaillé dur sur mon éducation humoristique. Très dur. La base tournait autour des NULS et d’Antoine de Caunes, à égale porportion d’Albert Dupontel.
Et j’en suis pas peu fière.
Donc je l’appelle, et donc il m’accompagne. (On peut pas me refuser grand chose, tu sais).
A partir du moment où nous sommes rentrés dans la salle numéro 1 DD du Majestic, j’ai eu comme une double impression.
J’étais d’abord complètement mal, d’avoir raté une grande partie de la filmographie d’Albert, et en même temps non. J’avais la chance d’avoir la culture de scène de son spectacle et en même temps d’être vierge de ses films.
(Je le regrette complètement, ma mission avant la fin d’année étant de combler cette partie là, en me faisant tous ses films).
Le choix de la salle du Majestic ne nous a pas du tout surpris, bien loin du complexe du Kinépolis impersonnel, et de l’UGC trop commun, le Majestic a peut être une image pas terrible, mais a le mérite de créer une ambiance charmante (et toute rouge).
Donc le film, j’ai retrouvé des intonations de mon ancien Albert de Spectacle, un film vraiment touchant et délirant. Un jeu d’Albert étonnant, un jeu de Catherine magnifique et naturel. C’est marrant, et inattendu. Je conseille en toute sincérité.
MAIS.
Je l’ai vu. Il était à ÇA de moi. J’ai senti son cou et il sent drôlement bon.
(J’ai dit un truc et il a ri et il a dit « t’es con »). (Je peux mourir tranquilou).
J’en veux pour preuve cette signature sur une vieille enveloppe qui trainait dans mon sac. C’est le genre de truc qui sert à rien, nous sommes bien d’accord. Ça aurait eu plus de gueule si je lui avait proposé un lait-fraise.

(J’ai pas osé) (j’étais trop émue).
J’aime les beaux bruns cheveux fous.
La Bande Annonce :
Et un extrait de son spectacle de début de sa carrière (j’adore) :
Grou